L’ACCES AUX OEUVRES

Considérer une oeuvre sans prendre en considération le contexte historique de sa création constitue une absurdité.

Ce principe s'appliquant, tout de même et aussi bien, à toute autre forme d'apport.

D'autre part, dissocier l’œuvre de l'ensemble des mouvements de progrès, découvertes scientifiques, philosophiques, technologiques, confère à l'isoler et donc à la départir du sens.

Le classicisme est une vue de l'esprit; une attitude idéologique.

Le regard porté sur une oeuvre, départi de cette connaissance, est celui d'un analphabète se prononçant sur la littérature : l’œil se porte sur les livres limité à la perception sensorielle de leur forme, hors de tout moyen d'accéder au contenu.

Il faut donc accéder à l’œuvre selon le principe aristotélicien de la causalité dans une dynamique de création telle que l'apport d'un artiste est une tentative de réponse à une question qui n'est pas formellement posée sur un plan théorique mais bel et bien par l'œuvre précédente.

L'art n'est pas un domaine où la notion de recherche soit possible.

Ce n'est pas non plus le domaine des idées.

L'élaboration de l’œuvre commence et se nourrit du substrat constitué par l'immédiate prédécession, elle-même relevant de la précursion et ainsi de suite...

A.D.

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